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  • actu : 5 Juil 2018
    par Magali

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💌 Lettre à toi : ce que je veux savoir

Je me parle beaucoup à voix haute. Toute seule. J’ai un châle, une addiction aux tisanes. Je devrais me méfier. J’aurai bientôt sept chats. Parler dans le vide ne me dérange pas tant que ça. Est-ce pour ça que j’arrive à bloguer ?

Ecrire un billet de blog, c’est jeter une bouteille à la mer. On ne sait pas si elle va couler ou si elle atteindra une autre contrée. On l’encapsule, la pose sur des vaguelettes et la regarde voguer. Avec une incertitude certaine.

Lecteur.rice, me liras-tu ?

Petite bouteille avec un message à mon lecteur disant coucou

Si tu as atteint cette ligne, tu as débouché la bouteille 🌊 Tu es bien là. Tu lis ces lignes. Je ne suis pas seule. Tu n’es pas seul.e. On peut se faire un câlin numérique.

Cette lettre est pour toi. Tu atterris, tu rebondis, tu reviens, tu t’envoles à tout jamais. Le vent l’emporte. Mais moi, je veux te connaître. Qui es-tu ? Que fais-tu ? Pourquoi es-tu là ? Quelle est ta couleur préférée ?

Est-ce que tu préfères les chiens ou les chats, les sushis ou les pizzas, les slips kangourous ou les strings léopards ? Quel est le dernier livre que tu as lu, la dernière série que tu as vue, la dernière musique que tu as entendue ? As-tu déjà fait des séances de spiritisme ? T’es-tu jeté.e dans le vide ? Quel est ton rêve le plus fou ?

Es-tu bien quand tu lis mes lignes ? Tu ris, souris, sous-ris ? Tu scrolles ou tu trolles ? Qu’est-ce que tu veux voir ici ? Quelque chose de drôle, de sagace ? Et qu’est-ce que tu aurais envie de me dire là-maintenant-tout de suite ?

Où vis-tu ? Sur Terre ? Sur une autre planète ? Es-tu un humain, seulement ? Un robot du Web qui scanne des pages entières sans répit ? Montons un front de libération des bots – mettons fin à cette tyrannie.

Je peux t’aider, te comprendre, tu sais.

Ecriture d'un message coucou toi

J’écris en pensant à toi. Je t’ouvre mon coeur même si on ne se connaît pas. Enfin pas tant que ça. Je blogue par goût, par utopie. Par folie aussi.

C’est sûr : un emoji ne comblera jamais cet espace entre nous les humains, cet espace qui s’agrandit ou se rétrécit avec les technologies (c’est selon). Ce blog est un château de cartes, un recoin de la matrice, un non-lieu que j’essaie de construire, de rendre joli et magique.

J’aimerais qu’il soit le chocolat qui accompagne ton café. Le rayon qui adoucit la lumière bleue de ton écran. Le chamallow que tu auras envie de griller dans un lieu sauvage et secret.

J'écris un message à mon lecteur : j'espère que tu vas bien

Pourtant, tu aurais raison de douter de mes bonnes intentions. Quand j’écris, je ne pense pas toujours à toi.

Je dois être honnête. Je pense à moi. Mes expériences, mes envies, mes aspirations. Je pense à manoze83. Ma première lectrice. Hier, elle aurait eu 35 ans. On aurait soufflé ensemble ses bougies, vacillé, ri, pleuré, comme à ses 25 ans. J’aurais tant de choses à lui dire. Quand j’écris, c’est pour elle aussi.

Bien-sûr, je pense à toi. Quand je rature, je me censure, je déclenche ou je publie. Je ne cesse de me demander : est-ce utile ? Est-ce que j’apporte de l’émotion, de l’information, de l’évasion, de l’inspiration ? Au moins un brin ? Je pense à toi. Peut-être mal, peut-être pas assez. Mais je ne t’oublie pas. N’en doute pas.

Le comble d’un blog, c’est de parler de soi pour parler aux autres. Pour tracer un trait d’union, il faut d’abord faire un point, partir de soi. Enfin, je crois. Mon drame, ce serait d’être perçue comme une ego-tripeuse. Régulièrement, je me questionne. Pour toi, ton bien, notre bien à nous deux.

Mais qui es-tu, vraiment ?

Un organisme unicellulaire qui émet un son basse-fréquence ?

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  1. Lor