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  • février 14, 2014
    PAR Magouille
    actu : juillet 4, 2017

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6 clés pour passer son permis de conduire en Californie

permis de conduire californie
Si l’on est touriste en Californie, on peut conduire avec son permis de conduire français. Au-delà de 90 jours sur le territoire, il faut passer le permis de conduire californien. C’est assez relou. Mais il y a pire : les Japonais, qui roulent à gauche, ne peuvent rouler que 10 jours avec leur permis national, en arrivant. Un employé de la DMV (l’administration américaine dédiée aux permis / enregistrements de voitures, etc.) nous a carrément dit qu’on pouvait très bien continuer de rouler avec notre permis français. On n’a pas voulu tenter l’expérience, alors on a passé notre permis sans broncher (enfin si, un peu quand même). Voici quelques conseils tirés de notre expérience made in USA.

C’est facile de conduire en Californie ?

Oui ! Une fois que vous aurez compris les règles de circulation, c’est assez simple.

Quelques particularités :
  • Aux feux rouges, on peut tourner à droite (sans attendre que le feu passe au vert). Il suffit de marquer un stop, et de bien surveiller si personne ne vient avant de s’engager.
  • Le dépassement par la droite n’est pas interdit pas. Sur les Interstates (les autoroutes) notamment, vous serez peut-être déboussolés : les gens ne respectent pas les limitations de vitesse, roulent vite et… dépassent par la droite. Soyez prudents !

Bon à savoir : si vous louez une voiture et que vous êtes mariés, il suffit d’enregistrer et d’assurer sur le véhicule un seul conducteur. Votre conjoint(e) sera automatiquement autorisé(e) et couvert(e) pour conduire l’auto. C’est la loi en Californie.

1. Ne pas stresser

C’est le DMV lui-même qui le dit dans ses documents officiels : ils veulent que les gens sortent de là en ayant le permis. Le niveau de difficulté pour passer le permis en Californie est significativement plus bas qu’en France. Il est plus probable de l’avoir du premier coup que l’inverse (bon, bien sûr, ça peut arrive même aux gens très bien de pas l’avoir tout de suite).

2. Lire le code… au moins une fois

Le code californien ressemble à une sorte de guide. Il fait cent pages à peu près, et le lire une ou deux fois suffit (surtout quand on déjà pris la route dans la région et donc déjà observé certaines règles). Il faut bien retenir les choses potentiellement tricky, qui sont spécifiques à la conduite locale, comme les vitesses, les distances, le coup du feu rouge quand on veut tourner à droite (on ne peut le faire qu’après avoir dûment marqué un stop, si le feu rouge n’est pas en forme de flèche vers la droite). Notez bien que chaque état américain possède son code spécifique, certaines règles peuvent donc varier d’un état à un autre.

3. Faire des tests sur YouTube

Des petits malins filment le test qu’ils ont eu au DMV. Il est donc possible de trouver sur YouTube tout un florilège d’épreuves écrites récentes, avec leurs corrections. Assez utile pour tester ses connaissances, et voir si on est au point. Cela permet aussi de repérer les questions qui reviennent souvent (par exemple, sur les aveugles traversant la rue, sur les mineurs au volant ou en voiture, sur l’alcool, sur les chemins de fer, sur le comportement à adopter en cas de mauvais temps).

4. Prévoir une bonne demi-journée pour aller au DMV

Pour optimiser son temps d’attente, on peut prendre rendez-vous en ligne. Mais même avec un rendez-vous, on n’est pas épargné d’attendre sur place. Il y a toujours pas mal de monde. Pour faire notre demande de permis et passer notre code, on est restés 4 heures au DMV !! Il faut dire qu’on a pas eu chance : ils ont du refaire nos dossiers en entier suite à de sombres erreurs. Bref, on est ressortis du DMV lessivés, après avoir donné nos empreintes 4 fois, fait nos photos 2 fois, fait la queue 6 fois… Pour passer l’épreuve de conduite (qui dure 15 minutes), on est restés en tout 2h30.
  • Bon à savoir : les tests écrits n’ont pas tous le même niveau de difficulté ; si vous échouez, vous pouvez repasser le test dans la foulée, vous tomberez peut-être sur des questions plus faciles (c’est ce qui est arrivé à Trublion)

5. Se préparer à la conduite

Une fois le test écrit réussi, l’agent du DMV remet un papier temporaire autorisant à conduire. Il est valable 2 mois. On peut fixer son RDV pour passer la conduite assez rapidement, car les DMV sont tenus de les fixer dans les 10 jours suivant le passage du code…

On repart aussi avec une brochure listant tout ce qu’il faut faire pour réussir son épreuve de conduite : connaissance du tableau de bord de la voiture, réglage du siège et des rétros, contrôles, clignotants, etc. Bref, à ce moment-là, il faut remettre en application tous les bons vieux conseils de votre moniteur d’auto-école. Mieux vaut s’entraîner un peu avant, et se préparer à bien exagérer les contrôles pour l’épreuve de conduite.

6. Venir avec une voiture et tous ses papiers

Contrairement aux centres français, les DMV n’ont pas de flotte de véhicules pour faire passer le permis. Il faut donc venir avec votre propre véhicule (ou celui d’un ami sympa) et tous ses papiers en règle.

Si vous n’avez pas de voiture : vous pouvez venir avec une voiture de location. Quelques warnings, toutefois :
  • Prenez le full package d’assurances, et demandez expressément à votre loueur de vous imprimer une attestation d’assurance citant bien votre nom (ou vos noms, si vous êtes plusieurs à passer le permis avec le même véhicule). Nous, on était venus avec le contrat de location, ils ont un peu tiqué en disant que cela ne suffisait pas, mais c’est passé quand même.
  • Demandez bien à avoir une voiture dont l’enregistrement au DMV est en règle. Ca a l’air bête à dire. Mais certains loueurs (même les gros) ont du mal à tenir leur flotte à jour. On avait lu qu’une personne s’était retrouvée avec un véhicule loué pas en règle, et avait du rentrer gentiment chez elle sans pouvoir passer son épreuve. Nous, on est tombés sur une voiture dont la carte grise et les vignettes venaient d’expirer On a du insister pour que le loueur rectifie tout ça, car cela ne lui paraissait pas être un problème…

Allez, maintenant, on va faire un tour ; à bientôt !

Update du 12 juin 2014 : des soucis de réception du permis de conduire pour Trublion. Avant d’émettre le permis officiel, le DMV transmet les informations sur l’identité du demandeur aux services de l’immigration. Apparemment, ils ont fait une erreur dans son nom. Malgré le fait d’être retourné au DMV pour faire corriger l’erreur, ils n’ont pas pu « vérifier » la légalité de sa présence aux USA. Il a dû renvoyer tout un tas de justificatifs par courrier certifié. Notre conseil : pour ne pas perdre de temps inutilement, veillez à ce qu’aucune erreur (même infime) ne soit faite dans vos noms, prénoms et dates de naissance. Après échanges avec d’autres expats, ce cas a l’air fréquent.

Pensées

  1. Ah ben je savais pas du tout qu'il fallait repasser son permis, je pensais qu'une équivalence était automatiquement délivrée sur présentation du permis français.
    Voilà des infos importantes à savoir !

  2. Dans certains Etats, tu peux demander une équivalence, oui ! Mais pas en Californie… Si jamais on nous avait dit qu'on allait passer notre permis aux Etats-Unis un jour…

  3. En faite ça dépend effectivement des Etats qui sont en accord USA-France, mais la Californie comme la majorité des Etats n'ont pas ces accords, seulement une dizaine (caroline du sud, Ohio, Pennsylvania,.. je ne les aient plus en tête..).

  4. Hello,
    Je me suis pointée la première fois au DMV pour me renseigenr … et une heure plus tard je passais le test (euh, ratais le test plutot!) Surprenant ! En tout cas, merci pour cet article hyper clair, j’y retourne demain mieux préparée

  5. Ah… le DMV, ce monde impitoyable ! Contente que l’article puisse t’être utile, en tout cas En te souhaitant bonne chance pour le permis !

    Magouille

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