MERRY
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Ce que je trouve cool chez les Américains

Je suis devenue blonde à mon arrivée en Californie (vous vous souvenez ?). J’ai cru que je m’étais réincarnée en surfeuse. Heureusement, ça n’a pas duré (l’unique heure de surf que j’ai faite dans ma vie à Lacanau était là pour me le rappeler). Puis, peu à peu, des détails (infimes) se sont mis à changer dans ma vie. Le bilan à faire au bout de six mois d’expatriation aux Etats-Unis était très sérieux – trop peut-être. Aujourd’hui, un nouveau point d’étape « Magouille » s’impose. Pendant près de 8 mois, j’ai frotté mes ailes aux Américains, ces gens qui n’ont pas toujours une très bonne image en France. Moi, je voulais vous parler de tous leurs côtés « cool ». Ils m’épatent régulièrement, et ils méritent d’être soulignés.


1. Leur côté ouvert et social

Life Magazine, 1945 – Copyright photo : Phil Stern
  • Dans l’American life : L’Américain est un pro du blabla. A Santa Cruz, tout est bon pour engager la conversation. En particulier, tout ce qui permet de s’extasier façon monde des Bisounours : le soleil, les fleurs, les chiens, les bébés, la France (ce si beau pays). Une soirée avec des Américains vous propulse dans une ambiance « Have you met… Ted » en quatre dimensions. Il est d’usage de se présenter systématiquement aux gens qu’on ne connaît pas : « Hi, I’m Magouille (bon, en vrai, Magali). Nice to meet you (grand sourire de pub de dentifrice) ».
  • Notre adaptation de Frenchies : Passées toutes les questions qui vous donnent l’impression de passer un entretien d’embauche, votre interlocuteur américain trouvera toujours LE sujet de discussion. C’est un don qui nous épate, littéralement. Cela fait drôle, mais on s’y fait, et très vite, une nouvelle version de vous à l’américaine naît. La mienne, c’est « Megan » (je me fais rebaptiser contre ma volonté) et elle adore le mot « awesome » (j’ai quand même encore du mal à le dire naturellement).

2. Leur côté direct et pas prise de tête

  • Dans l’American life : L’Américain n’y va pas par quatre chemins. Il choisit la voie la plus « convenient » (pratique, quoi) et fonce. Les questions très directes que vous n’oseriez pas poser à un inconnu, par exemple, cela ne le dérange pas. Les barrières entre les gens semblent moins grandes. Un vent « cool » souffle au dessus des caboches. On ne se prend pas la tête.
  • Notre adaptation de Frenchies : Parfois, de notre franco-point de vue, cela donne des situations à la limite du poli, déroutantes et cocasses. Un jour, j’ai assisté à un dialogue spontané entre une dame et une jeune maman qui ne se connaissaient ni d’Eve ni d’Adam (là encore, Bébé était en point de mire). La jeune maman en vient à parler de ses parents, et la dame de lui demander cash : « où vivent-ils ? ». La maman lui répond après un moment de silence : « à Mexico ». Cela a paru gêner son interlocutrice qui lui a rétorqué sur un ton bizarre : « ah… ». J’étais sidérée.
Source : puppytail, fanpop.com

3. Leur côté fun et positif

  • Dans l’American life : L’Américain a vraiment le sens de l’humour. Il a la blague facile… et aussi le rire facile. Cela explique peut-être le nombre de films potaches qu’on peut voir au cinéma ? Le discours de l’Américain est souvent positif. Là où de nature, le Français va voir des contraintes ou émettre des réserves, l’Américain regarde toujours « on the bright side » (le côté plein du verre).
  • Notre adaptation de Frenchies : Perso, je suis fan du côté fun. Tu rencontres quelqu’un, une blague te traverse l’esprit, tu te censures et ne la fais pas. L’Américain, lui, la fait ! De France, j’avais déjà expérimenté le travail avec des Américains et j’étais éberluée de leur extrême degré d’optimisme, exprimé à coups d’hyperlatifs efficaces : « great« , « awesome« . On a beaucoup à apprendre de cet état d’esprit qui vous projette sur des choses constructives et ambitieuses. Maintenant que l’on est immergés, on s’habitue mieux à cet enthousiasme débordant. Mais je dois bien l’avouer : notre tendance à la perplexité sagesse a du mal à nous lâcher.

Toute blague mise à part, l’expatriation permet de prendre du recul sur soi. A observer des gens qui fonctionnent différemment, on se pose forcément des questions. On peut s’en inspirer, remettre certaines choses en perspective, apprendre d’un état d’esprit qui vous projette sur des choses constructives et ambitieuses. C’est stimulant, je trouve. Et vous, vous en pensez quoi ? Des impressions ? Un vécu convergent ou divergent ?



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Pensées

  1. AHAH génial cette petite analyse! Pour avoir habité qques temps en Angleterre je trouve que certaines caractéristiques peuvent se retrouver chez eux aussi d'ailleurs… héhé

  2. Très bien relevé, bravo. Alors la grande question qui reste: est-ce que ça rend les relations plus facile où est-ce que c'est juste superficiel?

  3. Hihi, merci ! Moi j'aime bien, tous ces côtés là… C'est rafraîchissant, si je puis dire

  4. Ca rend définitivement les prises de contact plus faciles… Sur le côté superficiel, je n'ai pas suffisamment de recul pour te dire. Ce qui est sûr, c'est que, comme partout, il faut forcément du temps pour nouer de vraies relations !

  5. Ahaha! J'ai vécu la même chose, beaucoup moins longtemps bien-sûr car je n'ai fait que de "courts" séjours aux USA. Mais leur côté super enthousiaste m'as toujours fait sourire. "Where are you from?" "From France" "AMAZIIIIIINNNNNG!" "Sorry could you tell me where the metro is, I'm going to (n'importe où)" "Oh are you really? That's amazing! Ok let me show you where the metro is" (et le mec m'accompagne jusqu'à la station). Euh, ok

    Tu viens de me ramener de bons souvenirs

  6. J'ai malheureusement entendu que cela restait "superficiel" (pas dans le sens péjoratif du mot) ; cette facilité de contact laisse à penser que l'on peut facilement devenir ami alors que pas vraiment au final… c'est une ancienne expat' qui me l'a dit on attend ton retour d'expérience

  7. Je crois dur comme fer a la notion de "personnalité collective". Dans les années 60 le CNRS a consacré des moyens importants pour réaliser des études sur les "mentalité / personnalité / mémoire collective" sur Minot un village de Bourgogne et Plozévet un village Breton … les recherches ont été abandonnés dans l'après 68.

    Anonyme
  8. C'est clair que cet enthousiasme débordant est parfois comique ! En général, j'ai remarqué que les gens étaient souvent prêts à t'aider pour trouver ton chemin…

  9. =D j'ai adoré cet article. Pour avoir pas mal voyagé, j'ai effectivement côtoyé beaucoup d'américains, et ces bons côtés j'ai pu les remarquer ! Notamment leur très fort networking (ça ne suit pas toujours sérieusement derrière par contre) en soirée à se présenter à tout le monde. Et leur sens de l'humour. C'est sûr qu'en France, on a un esprit très critique, inquiet, finalement trop sérieux et souvent on se frite avec ces grands voisins sur ces différences de voir la vie ! Voyager ça m'a permis de prendre du recul sur ma propre culture (et de piquer à droite à cause de ce genre de petite adaptation :D) mais aussi de lui reconnaître ses mérites ! C'est vrai qu'on est souvent perplexe (oups sage ;)) et ce n'est pas toujours un mal !

  10. Je te rejoins à 100% ! Leur côté super positif peut inspirer sur bien des aspects. Mais parfois, le caractère franchouillard revient au galop Je trouve parfois frustrant de ne pas pouvoir parler des problèmes avec de plus de franchise et honnêteté. En attendant, ça permet de se questionner : est-on (trop) râleur ? faut-il relativiser ?

  11. Merci pour cet article, j'ai bien ri enimaginant certaines situations et je te rejoins totalement. Les français (nous, en fait ?!) manquent terriblement d'humour, de cool attitude et de lâcher prise… on s'en rend compte d'autant plus compte aux USA.

  12. Je rattrape mon retard dans la lecture de ton blog, du coup je me marre bien!
    Question humour, j'ai été sciée par une caissière que je trouve sympa au supermarche. Je vais faire une course avec mon mari, ( qui n'est pas jaloux, faut préciser) et elle me dit, "c'est votre mari? c'etait pas le même hier" et elle eclate de rire… drôle mais limite quand même…

  13. Ah ah ! Elle est pas mal celle-là

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